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Damian Rhodes [U.C]
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 :: Exorde :: Les Protagonistes :: Les Présentations
MessageSujet: Damian Rhodes [U.C] Sam 23 Avr - 0:01
Rhodes Damian
ft. Frankestein de Noblesse
Âge : ...
Race : Hollow
Rang Désiré : Espada voie du Désespoir / Peu m'importe le nombre
Lettre Désirée : Là aussi peu m'importe, je laisse le staff décider
Objectif : Mettre fin à la tristesse dans le monde... A sa maniére

Pouvoir : Bref résumé de votre pouvoir.
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Caractère : Ecrire ici, minimum 10 lignes.
Physique : Ecrire ici, minimum 10 lignes.
Histoire : Approchez donc un peu par ici les enfants. Prenez-place, asseyez vous confortablement. Laissez-moi vous raconter une histoire. Celle du cheminement d’une personne dans ce monde si étrange, comment il y a été confronté, comment il a réagit et surtout par quelles étapes est-il passé pour devenir ce qu’il est aujourd’hui ?

Je ne vous garanti pas vraiment que cette histoire sera d’une incroyable originalité, ou que ses rebondissements vous tiendront en haleine. Je ne peux vous jurer que les larmes vous seront arrachées des yeux, que les rires s’échapperont de votre gorge ou encore que votre esprit vous transportera dans de folles contrées, au gré des incroyables péripéties du charmant personnage principal. Mais par contre je ne serais pas surpris que vous passiez du bon temps au fil du récit, ou même que vous ayez l’opportunité d’apprécier une ou deux envolées lyriques peu piquées des hannetons. Car même si l’épopée que je m’apprête à vous narrer ne soit pas spéciale en quoi que ce soit, je serrais damné le jour où moi je ne serais en rien unique ! L’un des meilleurs conteurs de ces terres désolées.

Alors calez vous dans vos sièges, attrapez vous un verre, peut être une légère collation. Allumez vous une cigarette mais enfin, et surtout, ouvrez vos esgourdes, et remerciez le Seigneur étant donné que, à part les deux trois du fond qui tente de manger leur tube de colle, vous n’entendez pas d’air qui passe entre elles quand vous écoutez le maitre narrateur !

Toute histoire talentueusement racontée commence toujours de la même manière : une bonne mise en situation, une découverte des personnages, du lieu où la scène prend place, du point zéro d’où tout découle. Bref toute histoire maitrisée par un conteur digne de ce nom, possède un glorieux prologue. Le problème c’est qu’ici, même notre prologue nécessite un prologue. Car pour parler de notre personnage principal, il est impératif de raconter en premier lieu, la fade histoire d’un triste sire. Car en effet nous voulons nous épancher sur les mélancoliques aventures de Sir Damian Rhodes, l’acteur majeur de cette pièce unique au cœur du théâtre géant qu’est l’univers. Néanmoins, pour faire cela il faut tout d’abord parler d’une personne à qui il doit beaucoup, et qui le concerne de très près, mais dont il ne connait pas du tout la vie ou même le fait qu’il ait existé.

Ce que je m’apprête à vous raconter là, personne d’autre ne le sait, cette connaissance est le privilège des humbles bardes, garants des histoires tel que votre pauvre serviteur ici présent, alors ne vous endormez pas, et chérissez ce grandiose présent que je daigne vous faire, faquins…

Nous commençons donc vers la fin du dix-septième siècle, en plein Londres. Imaginez un peu, les beaux bâtiments tout juste reconstruits après l’Incendie, les vagues Protestantes après la guerre des religions, et une ville en plein essor qui tente de se faire à la constitution offert par la Glorieuse Révolution. Au cœur de cette ville se trouve un jeune homme, vingt-cinq, peut être trente ans. Un simple prolétaire qui se casse le dos dans les entrepôts du commerce de la ville. Le nom de ce petit monsieur n’importe peu, il n’est personne, presque personne ne le connait, il n’a que peu de famille et encore moins d’amis et il est surement destiné à porter les marchandises du pays jusqu’à ce que cela l’achève. Comment ? Vous voulez savoir son nom ? Mais je vous dis qu’il est sans importance !... Vous le voulez quand même ? Très bien… Eh bien si vous en avez autant besoin vous pouvez l’appeler « Bob ».

Ce très cher Bob donc… Tout part de lui, car en effet, le jeune chafouin est en proie aux tourments. Son quotidien émotionnel consiste à voguer continuellement entre deux états distincts : Bougon et Neurasthénique. La première raison à cela étant simplement le développement personnel : il n’a pas eu l’occasion de visiter les bancs de l’école aussi souvent qu’il le voulait, d’apprendre toute les choses qui l’intéressaient ou même simplement l’opulence nécessaire pour acquérir les livres qui lui faisaient envie. Ajoutez à ça un métier vaguement alimentaire, que ses petits bras peinaient à faire correctement et qui allait pourtant lui incomber tout le reste de sa vie (assurément plus courte que la majorité) sans aucun espoir de changement.

La deuxième raison touchait malheureusement au spirituel : Dieu était partout, l’époque voulait ça, il était impensable de ne pas y croire et mal vu de ne pas aller à ou au moins écouter les messages de l’église et de ses représentants. Et pourtant… Le doute l’envahissait, était-« Il » vraiment là ? Toutes les histoires étaient vraies ? Le paradis et l’enfer ? La bonne conduite et la récompense ? L’erreur et le pardon ? Le péché et la punition ?

Imaginez un peu : et si le paradis était fermé ? Si le simple fait d’être là sur Terre, de baisser la tête quand les hommes du roi venaient attraper quelqu’un et le lyncher en pleine rue, parfois pour être juste un peu trop souffreteux et rappeler l’ancienne peste noire, si juste ça était un péché suffisant pour se voir refuser les portes du Saint royaume ? Si le droite de Dieu était à jamais interdite à tous les plébéiens comme Bob ? Ou pire, et si il n’y avait pas de Dieu ? Si tout était faux, tout ce qu’on racontait n’était qu’un mensonge ? Si c’était le cas, est-ce que les Grands le savaient ? Utilisaient-t-ils un moyen si vil pour faire en sorte que les petits travaillent et ne disent rien ? Leur répéter que les derniers seront les premiers pour que le peloton de queue se taise à jamais… Un questionnement bien lamentable n’est-il pas ?

Le pire de tout n’étant même pas qu’il soit impossible de le savoir, mais bien qu’il ne puisse pas le communiquer. Bob savait bien ce que les hérésies amenaient, il ne comptait pas y impliquer le peu de personnes qu’il connaissait, et il ne comptait pas se suicider de cette manière non plus. L’immobilisme de sa piètre existence, combiné à ses questionnements si curieux pour son époque le rongeaient pourtant à petit feu. Simple illuminé, pitoyable paranoïaque ? Ou peut être esprit un peu trop aiguisé, enfermé dans une coquille un peu trop pauvre, à une époque un peu trop sombre ?

Alors que faire ? Faudrait-il vivre sa vie comme on l’entend, ignorer l’église et partir du principe que le Châtiment du Très-Haut n’arrivera jamais ? Prendre le fameux « Pari » et se sacrifier, vouer sa vie à Dieu dans l’espoir d’une récompense si il existe quitte à accepter de finir dans l’indifférence du néant si il n’est point ? Chacune des voies ouvraient encore plus d’interrogations et de bouleversement dans un esprit déjà trop fragilisé par les incessants balancements et les innombrables dilemmes qui pesaient sur lui.

La seconde possibilité paraissait bien lugubre au jeune sot, surtout en prenant en compte la peur d’une chose : Si Dieu existait, le punirait-il de n’avoir pas cru en lui ? D’avoir douté des prophètes, questionné les écrits et de ne pas avoir été capable d’assurer sa foi le plus solidement possible. Dieu était bon, généreux et miséricordieux. Mais aussi jaloux, destructeur et prompt à la punition des Hommes. Si même en essayant avec la plus grande volonté le destin de Bob restait les tourments éternels, y avait-il une seule forme d’espoir pour son salut ?

La 1ère était moins sujette aux tiraillements de plusieurs questions, mais le résultat était lui couru d’avance, et lugubre : Une mort probablement lente, douloureuse et relativement proche temporellement parlant, l’attendait. En effet Bob rêvait d’école, de livres, de confort et de richesses. La douce vie d’un érudit ayant bénéficié des meilleurs passe-droits au cours du fleuve tranquille qu’est sa vie sans soucis. Bob n’avait pas ça, et les seuls moyens de l’avoir étaient illégaux. Ajoutez à cela le fait de renier ouvertement la foi et pécher étaient eux aussi fortement réprimandés par les autorités compétentes. Le destin promis à celui qui osait se comporter de la sorte était la mort. Certes c’était la fin des interrogations maladives de Bob… Mais ça restait la mort !

Alors Bob avait trouvé sa propre façon de faire, une un peu différente des deux autres. Il achetait son salut, non pas celui de son âme, mais bien, celui temporaire, de son esprit. Chaque pence qui n’étais pas utilisé pour se nourrir, se loger ou de vêtir, s’engouffrait dans ces doses de plaisir qu’il savourait le plus régulièrement possible, confortablement allongé dans le lit d’un établissement spécialisé au cœur de Londres. Chaque séance qu’il s’offrait était une pommade doucereuse passée délicatement sur les plaies de son âme tiraillée par la dépression inconsolable. Alors il y allait aussi souvent que possible, quitte à parfois se priver pour pouvoir s’offrir sa douceur plus vite.

Ce jour là il y était, allongé sur le lit, regardant le plafond. Les yeux entrouverts et le visage figé dans une expression de franche béatitude. Il se déplaça légèrement sur son flan, pris la fine perche ronde à coté de lui et la porta à ses lèvres. Attrapant l’aiguille plantée dans la perche, il la trempa dans la petite coupole sur le sol prévue à cet effet, puis l’emmena vers la bougie de la table de nuit et alluma le liquide recouvrant le petit morceau de métal. L’aiguille fut plantée dans la perche, puis Bob inspira très lentement, laissant les vapeurs d’opium emplir sa gorge puis ses poumons. Jouissant d’un nouveau fix, vecteur de sa seule vraie forme de relaxation personnelle. Psychotrope devenant lentement indispensable dans sa vie, nécessaire de l’ajouter à l’air qu’il respirait tous les jours pour se sentir bien. Inexorablement, le temps passé dans les fumeries d’opium augmentait à mesure que l’argent diminuait, et que Bob continuait de sacrifier les autres besoins de sa vie pour pouvoir assouvir le seul qui comptait : celui qui lui permettait de s’enfuir de son monde, et de sa propre tête pendant quelques instants bénis.

C’est dans ce type de lit, dans cette même fumerie, qu’un jour comme les autres il se pressa de pouvoir aller fumer et il s’endormi avec un sourire aux lèvres. Sauf que cette fois, pour le reste des utilisateurs du pavot raffiné, il se ne réveilla pas. Pour Bob en revanche… Il s’éveilla, juste pas vraiment dans son corps, plutôt au dessus. Il était dans cette même fumerie d’opium, dans l’une des petites chambres louées aux junkies. Il observait les médecins constater sa mort, et débarrasser son corps, puis les suivit du regard quand ils s’en allèrent, incapable de pouvoir les suivre. En effet, Bob était un fantôme, une âme, un esprit. Mais il n’était pas envoyé au paradis, ni même en enfer d’ailleurs. Aucun ange ni aucun démon n’étais ici pour l’emporter. Simplement lui, seul, autour des autres humains qui ne le voyaient pas. Et avec une affreuse chaine plantée dans sa poitrine qui le forçait à rester dans la fumerie d’opium. Obligé de regarder les humains, aussi tristes et désabusés que lui, tenter de s’éloigner un peu de la réalité. Le problème c’est que Bob devait maintenant prendre cette réalité en pleine face, et que les vapeurs d’opium dans la pièce ne pouvaient pas être respirées par un fantôme. Il était maintenant seul avec son esprit sans aucun moyen de s’enfuir.

Tout d’abord il rit. D’avoir eu raison à propos de l’absence de Dieu, du Paradis et de l’Enfer. Il n’y avait rien après, ni personne. Juste des fantômes qui restaient sur Terre. Il rit au nez de l’Eglise, du Roi et de tous les autres, de ceux qui ne l’auraient jamais cru, des petites gens qui eux n’avaient pas eu la présence d’esprit de se demander, de questionner. Les pauvres qui seraient choqués d’avoir eu la foi toute leur vite pour se rendre compte à quel point ils avaient été floués. Il rit à gorge déployé, encore et encore, toujours plus et plus fort, il rit sans s’arrêter au point d’en oublier sa famille, ses connaissances et sa vie.

Puis il pleura, réalisant qu’il était seul, qu’il ne croiserait plus personne, qu’il ne goûterait plus la nourriture, qu’il ne sentirait plus les fumées âcres mais si plaisantes de l’opium dont il a eu tant besoin pendant sa vie. Il pleura à l’aide, pleura Dieu et Satan, revenant sur ses pensées et priant que tout n’était qu’une simple punition de pas y avoir cru, qu’il y croyait maintenant. Il pleura encore plus fort quand aucune réponse n’arriva, le silence lui promettant une éternité ainsi. Sombrant de plus en plus dans la dépression, laissant l’oubli s’insinuer en lui et grignoter peu à peu tout ce dont il se souvenait encore. Ses pleurs semblaient ne jamais s’arrêter, chaque larme emportant un peu plus de son équilibre, de ses pensées et de l’espoir qu’un jour sa situation change. Il pleura ainsi, chaque jour, chaque mois, peut être même pendant des années. Il pleura à en oublier Dieu lui-même.

Enfin les larmes se sont taries, laissant uniquement place aux gémissements de chagrin, lesquels se muèrent rapidement en hurlements. Il ne restait plus rien en Bob, à part un seul sentiment, une seule pensée, unique et omniprésente : le fait que cette détresse ne s’arrêtera jamais. Pas dans un an, ni même dans un millier. Sa voix emplissait le bâtiment, sans que personne ne puisse l’entendre, trahissant une affliction éternelle d’une âme, plongée au plus profond de la tragédie. Il hurla contre l’immobilisme de sa condition, contre l’espoir qui lui était refusé, contre la tristesse qui l’enserrait continuellement sans lui donner une seule opportunité de respirer. Il hurla son funèbre chagrin, inchangeable à jamais, blâmant cette chaine qui ne le quittait pas, tirant dessus encore et encore au fil des ans. Il hurla ainsi jusqu’à oublier son propre nom.

Et c’est ainsi que la chaine se rompit, et tomba du poitrail de Bob, laissant paraitre un affreux trou béant, d’où coulait une affreuse substance indéfinissable. Elle suinta morbidement du creux irréel qui s’était formé dans le corps du fantôme, et glissa d’une manière presque reptilienne le long de Bob, jusqu’à atteindre sa face, qu’elle recouvrit entièrement, jusqu’à devenir un simple masque blanc, épousant parfaitement le visage de sa victime. Au début le masque était parfaitement lisse, hormis les deux cavités au niveau des yeux, mais bientôt des craquelures se formèrent au niveau des mâchoires, et une gueule affreuse s’ouvrit, laissant apparaitre une bouche trop large, des dents trop nombreuses et une langue trop épaisse, le tout dépassant grossièrement du visage couvert de celui qui fut auparavant humain. La voie était maintenant libre pour hurler à nouveau, mais Bob n’en fit rien. Il n’hurla plus jamais, pas plus qu’il ne pleura, ou qu’il rit. A vrai dire, il ne prononça plus un mot, et n’émit presque plus aucun son, pour le reste de son existence. A la place, il mangea…



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MessageSujet: Re: Damian Rhodes [U.C] Dim 31 Juil - 22:22
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